L’AG de la transition

L’Assemblée Générale Ordinaire 2019 du CROS Île-de-France, qui s’est tenue le 14 avril à Paris, a été le reflet de ce qui caractérise la vie de l’institution : une unité fondatrice, un élan commun et un volontarisme de tous au service du sport. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que les différents rapports soumis aux votes aient été adoptés à l’unanimité.

Cette Assemblée Générale a été l’occasion de rappeler que 2018 a été marquée par la transformation organisationnelle et structurelle du CROS Île-de-France avec, à la clef, de nouveaux Statuts et l’instauration de quatre Délégations Sport & : Santé et Bien-être, Politiques publiques et Haut niveau, Professionnalisation, Éducation et Citoyenneté. Ceci a permis de formaliser un Plan Sport et Territoire (PST) dont l’objectif est de créer les conditions d’une meilleure cohérence dans la mise en œuvre d’actions transversales au service des Ligues et Comités Régionaux et des Comités Départementaux. En somme, de consolider les liens territoriaux entre les uns et les autres. L’année 2018 a également été celle de l’arrivée de nouveaux élus qui ont pris leurs fonctions d’administratrices et d’administrateurs du CROS avec beaucoup d’enthousiasme. Ces derniers mois ont également vu un grand renouvellement dans l’équipe de salariés du CROS Île-de-France, avec notamment l’arrivée d’un nouveau Directeur. La Présidente s’est dite « réjouie de la constitution de cette nouvelle équipe rajeunie, qui travaille en bonne harmonie en son sein et surtout avec l’ensemble des élus. »

« Le CROS Île-de-France porteur d’actions concrètes »

Avec toujours le souci d’être en prise directe avec ceux à qui il s’adresse. « Le CROS Île-de-France a toujours été porteur d’actions concrètes, avec la conviction que c’est en agissant directement au bénéfice des structures locales que l’on peut répondre de la façon la plus adaptée aux besoins du terrain, toujours en évolution. », a redit sa Présidente Evelyne Ciriegi. Exemples : les actions telles que Sport en filles, Sport en mixte et Sport en eau qui rencontrent un succès qui ne se dément pas auprès des jeunes issus des Quartiers Prioritaires de la politique de la Ville. Sans oublier les initiatives du CROS en direction du milieu pénitentiaire avec les CDOS ou encore, dans le domaine du Sport Santé.

Reste que l’avenir est porteur d’incertitudes. Ainsi, la mise en place d’une nouvelle gouvernance du sport qui voit le mouvement sportif prendre son indépendance aussi bien financière qu’opérationnelle autour de deux axes majeurs et complémentaires : la très haute performance et le développement des pratiques. « L’aventure qui nous attend sera belle et doit bénéficier à l’ensemble de nos structures déconcentrées, jusqu’aux clubs de proximité, a prévenu Evelyne Ciriegi. Elle positionnera ainsi le sport comme un composant essentiel d’une société pleinement épanouie, d’une part sur le plan des politiques publiques, en faisant prendre conscience à nos dirigeants politiques que le sport est un réel enjeu de société, et, d’autre part, sur le plan individuel en permettant à toutes et tous, à travers une pratique régulière et encadrée, de devenir pleinement acteurs de leur vie. »

La périlleuse réforme des CTS et de la gouvernance

Soit mais la réforme du système des Conseillers Techniques Sportifs (CTS), récemment initiée par le ministère des Sports, s’annonce périlleuse. En effet, à terme, les CTS pourraient être détachés auprès des Fédérations, celles-ci ayant alors en charge la gestion de ces ressources humaines et leur rémunération. « Encore très flou dans les modalités de son application, ce changement de modèle suscite, à juste titre, de fortes inquiétudes, tant du côté des Fédérations que des CTS eux-mêmes. Ces agents ont toujours assuré un rôle-clé dans le fonctionnement des Fédérations et le déploiement de leurs actions. Nous serons très attentifs, aux côtés des Fédérations, aux conditions de mise en œuvre de la réforme. Nous le serons d’autant plus que notre région compte un grand nombre de CTS, tous compétents et passionnés pour le développement territorial de leur sport », a martelé la Présidente du CROS Île-de-France. Et d’avertir : « Il ne faudrait pas que les évolutions prévues déstabilisent l’impulsion voulue et donnée par l’ensemble des Ligues et des Comités Régionaux pour positionner le sport au cœur des préoccupations franciliennes. »

D’autant que l’échéance majeure des prochaines années est connue : l’organisation et l’accueil, en Île-de-France, des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Une vaste et noble entreprise dans laquelle le CROS Île-de-France doit prendre toute la place qui lui revient. Ce qui semble en bonne voie, s’est félicitée Evelyne Ciriegi : « Après une première année de mise en place permettant au Comité d’Organisation de poser ses fondations, le CROS Île-de-France et ses structures départementales se sont vues largement associés aux travaux de construction de l’aventure olympique, qui sera la nôtre jusqu’en 2024 et bien après. » Avec comme leitmotiv de « permettre au grand public de s’engager dans une citoyenneté partagée grâce au sport ». Cette réforme s’engage alors que celle de la gouvernance se poursuit. Cette aventure, selon Evelyne Ciriegi, « sera belle et doit bénéficier à l’ensemble de nos structures déconcentrées, jusqu’aux clubs de proximité. Elle positionnera ainsi le sport comme un composant essentiel d’une société pleinement épanouie, d’une part sur le plan des politiques publiques, en faisant prendre conscience à nos dirigeants politiques que le sport est un réel enjeu de société, et d’autre part sur le plan individuel, en permettant à toutes et tous, à travers une pratique régulière et encadrée, de devenir pleinement acteurs de leur vie. »

Un partenariat au beau avec les institutions

Cependant, rien de tout cela ne serait possible, du moins pas dans ces proportions, si le partenariat qui lie le CROS Île-de-France aux services de l’État et plus particulièrement à la DRJSCS Île-de-France n’était pas au beau fixe. En effet, comme la Présidente se plait à le rappeler si régulièrement, « le mouvement sportif régional a toujours eu avec eux d’excellentes relations et a pu bénéficier d’une écoute attentive, permettant ainsi une mise en œuvre des actions adaptées à notre spécificité régionale ». Les relations avec la Région Île-de-France sont sans communes mesures, car « si l’État se repositionne sur la pratique du sport en France à travers des réformes non négligeables, nous pouvons tous compter sur l’engagement du Conseil Régional d’Île-de-France, engagement fidèle, volontariste et toujours au plus proche des actions de l’ensemble de nos structures », a insisté Evelyne Ciriegi. En effet, sur le plan comptable, la collectivité locale régionale a fait le choix fort et appréciable de la constance et non de la récession. « Le remarquable engagement du Conseil Régional se concrétise d’abord dans la sacralisation des subventions affectées aux Ligues, aux Comités régionaux et au CROS, voire, pour certains, dans un accompagnement supplémentaire, tout en assurant la place de deuxième financeur des Jeux après l’État, a expliqué la Présidente du CROS Île-de-France. Cela permet à nos structures d’être assurées d’un développement pérenne et évolutif des projets d’actions en faveur du plus grand nombre. (…)  En ces temps d’incertitude, il est particulièrement confortable pour nous tous de pouvoir compter sur un allié de cette nature. » A noter, d’ailleurs, que depuis 2015, le Conseil Régional a même régulièrement augmenté ses subventions aux Ligues, aux Comités Régionaux et au CROS Île-de-France. En outre, sous son égide, le nombre d’équipements sportifs n’a eu de cesse d’augmenter. Il faut dire qu’il y a nécessité puisqu’en la matière, la région francilienne se situe bien en dessous de la moyenne nationale.

Alexandre Terrini

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