Comité Régional Olympique et Sportif d'île de France

Pascale Reinteau : « Nous avons beaucoup à partager avec le CROS Île-de-France »

Source Alexandre Terrini

Paris et, plus largement, l’Île-de-France accueilleront les 10ème Gay Games du 4 au 12 août prochains. Un événement auquel a tenu à s’associer le CROS Île-de-France en en devenant partenaire. Coprésidente du comité d’organisation, Pascale Reinteau présente la spécificité de ce rendez-vous sportivo-culturel unique en son genre et accessible à chacune et chacun.

Où en est-on dans l’organisation des Gay Games ?
Cela avance bien. L’ensemble du programme est bouclé. On en est à la phase d’organisation purement logistique, de promotion de l’événement et de recrutement des participants. Nous en sommes à plus de 7 600 inscrits, sachant que l’on table sur un total allant de 12 à 15 000 athlètes originaires de plus de quatre-vingts pays dont un tiers d’Anglo-saxons, un tiers de Français et un tiers issu du reste du monde. Nous sommes donc plutôt en avance sur les temps de passage. Cela s’annonce bien. Nous sommes confiants dans la préparation et l’organisation d’autant que nous sommes réellement soutenus par les institutions.

Justement, qu’en est-il de la mobilisation des différents acteurs ?
Elle est inégale mais nous bénéficions d’un soutien important de la Ville de Paris ainsi que de l’État via le ministère des Sports notamment et la Région Île-de-France. Pour ce qui est des fédérations sportives, leur engagement est variable. Certaines sont très mobilisées et nous aident même à organiser les compétitions. D’autres sont un peu plus en retrait. Mais globalement, le mouvement sportif est là et mobilisé, à l’image du CNOSF, qui nous suit avec bienveillance, et du CROS Île-de-France. Il faut aussi dire que nous bénéficions d’une dynamique qui s’intensifie avec l’échéance de 2024. Néanmoins, le projet est surtout porté par des bénévoles, avec un budget très modeste puisqu’il est inférieur à 5 millions d’euros. Il est financé à hauteur de 1,2 million d’euros par des subventions publiques, par les participants eux-mêmes avec les frais d’inscription et le reste par le sponsoring privé, la billetterie et le marchandising.

Qu’est-ce que le fait que le CROS Île-de-France soit partenaire de ces Gay Games induit ?
Pour nous, c’est extrêmement important car nous venons tous du monde sportif. Nous avons été bénévoles, entraîneurs, athlètes etc. Or, le CROS Île-de-France représente vraiment bien cette facette du sport, celle de tous ces gens qui s’impliquent le week-end pour faire vivre leur discipline, prendre en charge les jeunes etc. Nous avons beaucoup à partager avec le CROS Île-de-France, lequel va relayer certaines de nos campagnes de communication, notamment pour recruter les 3 000 bénévoles dont nous allons avoir besoin cet été.

 « La performance n’est pas l’objectif premier »

Sur le plan sportif, que faut-il attendre de ces Gay Games ?
La performance n’est pas l’objectif premier de ces Jeux. L’ambition est d’abord d’écrire de belles histoires, d’échanger autour de la pratique sportive, de voir le sport avant tout comme un jeu et de faire en sorte que chacun puisse s’épanouir dans sa discipline. Néanmoins, traditionnellement, les compétitions sont de bon niveau en natation et en athlétisme. La plupart des épreuves sont homologuées par les fédérations, comme en natation, en athlétisme, en basket etc. Nous avons notamment fait un gros travail avec la fédération internationale de patinage artistique (Isu) qui, jusqu’à présent, excluait de ses compétitions tout athlète qui avait participé aux Gay Games. Désormais, ce n’est plus le cas. Il faut rappeler que les Gay Games sont ouverts à toutes et à tous, quels que soient son orientation sexuelle et son niveau de performance. Pour s’inscrire, il suffit juste d’avoir dix-huit ans. Le but est simplement de faire du sport ensemble, dans la convivialité et le partage afin de déconstruire les préjugés et les stéréotypes. D’ailleurs, notre devise est Tous égaux.

En outre, le volet culturel de l’événement s’annonce plus important que lors des précédentes éditions…
Oui parce que nous sommes à Paris qui est une ville de culture. Nous avons envie de mettre en valeur le patrimoine et la culture français. Nous avons donc prévu un programme assez dense avec plusieurs thématiques autour de la mémoire en souvenir des victimes du Sida, une autre sur la musique avec des concerts, du cinéma avec des festivals. Sans compter une exposition d’art contemporain à l’Espace des Blancs Manteaux ainsi que des spectacles différents, tous les soirs, au village, lequel sera installé sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Nous avons voulu donner une image de la France qui soit variée et éclectique en proposant des événements riches, conviviaux, festifs et qui permettent d’aller plus loin.

2018-04-05T15:34:27+00:00

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