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Comité Régional Olympique et Sportif d'île de France

Christian Auger : « Les pôles espoirs, pépinière des Jeux de 2024 ! »

Source Alexandre Terrini

Le Président de la Commission du sport de haut niveau du CROSIF mais également de la Ligue d’Île-de-France de basket revient sur la Journée de rencontre des Ligues et Comités concernés par les pôles espoirs franciliens qui s’est tenu, le 7 octobre dernier, au siège du CROSIF.

Dans quel cadre s’inscrivait ce séminaire ?

Cette initiative était une première, en l’occurrence de faire le point entre les diverses disciplines sur les pôles espoirs stricto sensu et non sur les dispositifs en amont ni sur les pôles France. Il y avait en effet un réel besoin des uns et des autres d’en débattre. Toutes les ligues franciliennes étaient conviées, aussi bien celles qui comptent des pôles espoirs que celles qui songent à s’en doter ou pas. Au total, vingt-cinq sports étaient représentés, ce qui est à souligner. L’objectif n’était pas de traiter des problématiques individuelles mais de dégager des pistes communes et de déterminer quel peut être le rôle du CROSIF en la matière.

Justement, quels sont les points principaux qui sont ressortis de ces échanges ?

En premier lieu, la nécessité de réfléchir à tout ce qui peut être mutualisable, qu’il s’agisse de fonctions ou de moyens, par exemple, les véhicules de transport, les partenariats, la surveillance d’internats, la coordination du suivi scolaire etc. Certaines expériences existent dans le cadre de plates-formes qui regroupent plusieurs pôles. Beaucoup ont également exprimé la volonté d’améliorer la communication transversale relative à la fonction et à la vie des pôles, aux résultats de leurs pensionnaires, lesquels sont souvent très bons mais méconnus. A ce propos, on pourrait, dans le cadre des supports de communication du CROSIF, consacrer, à tour de rôle, un reportage à l’un des pôles espoirs implantés en Île-de-France. Autre priorité : mieux se connaître les uns les autres en élaborant un tableau de bord des pôles espoirs franciliens. Pour cela, il serait intéressant de solliciter la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) ainsi que l’Institut régional de développement du sport (IRDS). L’un des aspects qui nous intéresse et que nous ignorons, c’est le poids économique global des pôles espoirs et la ventilation de leur financement. Cette réflexion sur l’aspect financier nous aidera dans nos discussions avec nos partenaires actuels mais également pour en solliciter de nouveaux. Et ce, dans la perspective des Jeux de 2024, à Paris, sachant que nombres d’athlètes qui y participeront auront été préalablement formés dans les pôles espoirs, lesquels sont la pépinière des Jeux de 2024 !

« Le CROSIF, un centre de ressources en capacité d’accompagner les ligues »

Les pôles espoirs sont-ils confrontés à des difficultés communes ?

Oui, la grande difficulté, c’est le recouvrement de la participation financière des familles, notamment en raison d’une situation économique difficile pour beaucoup de foyers. La chose n’est pas toujours simple dans la mesure où, finalement, les pôles espoirs assument aussi une mission de service public. L’aspect pécuniaire ne peut donc pas être un critère discriminant dans la sélection des jeunes athlètes.

Dans ce contexte, quel peut et doit être le rôle du CROSIF ?

Tout d’abord être le lieu de rencontre des responsables des pôles espoirs dont les dirigeants ne se connaissent pas toujours bien. Par ailleurs, le Comité peut être un relais en matière de communication, aussi bien entre les pôles mais aussi vis-à-vis des partenaires tant institutionnels que privés, qu’il s’agisse des collectivités locales, des structures d’accueil des pôles comme les Creps etc. Enfin, le CROSIF a les moyens d’être un centre de ressources en capacité d’accompagner, de conseiller et de mettre en relation avec des décideurs les ligues désireuses de créer un pôle.

 

2017-10-23T15:24:21+00:00
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