Vendredi 30 septembre, à l’initiative du sénateur David Assouline, Président du groupe d’amitié France-Japon, a eu lieu un colloque sur le thème « Tokyo 2020 – Paris 2024 : l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques et des grands évènements sportifs : échanges d’expériences, quels héritages, quels atouts pour les territoires et la société ? ».

Au cours de cet après-midi, plusieurs personnalités se sont succédées à la tribune. La première séquence était consacrée aux « Jeux Olympiques, un catalyseur de projets, un héritage à valoriser ».

Bernard Lapasset tout d’abord, le co-Président de Paris 2024, a évoqué 3 points : la proximité de l’immense majorité des sites olympiques du village olympique, le processus de concertation – une première dans l’histoire des JO – et la transformation de notre manière de vivre que devraient apporter ces Jeux Olympiques.

Yochi Mikami, du Ministère des Affaires Etrangères japonais, a ensuite présenté les différents sites de Tokyo 2020 organisés autour de 2 zones principales : la zone dite « Héritage » autour du Stade Olympique et la zone de la baie de Tokyo. Il a également précisé qu’une partie des épreuves aurait lieu en dehors de Tokyo comme Saitama (golf, basket) ou encore Yokohama (football).

Nous avons ensuite écouté Simon Cooper, Directeur du Département Sport du Grand Londres, qui nous a vanté les mérites des JO de Londres en termes de création d’emplois, d’investissements étrangers, de bénéfices économiques et de hausse du nombre de touristes.

Depuis 2012, la capitale continue d’ailleurs d’accueillir de nombreux événements sportifs internationaux : Championnats du Monde de Cyclisme sur piste en 2016, d’Athlétisme en 2017, de Cricket en 2019, les demi-finales et la finale de l’Euro 2020.

Thierry Braillard, Secrétaire d’Etats aux Sports, a ensuite expliqué que cette candidature était celle de toute la France et pas uniquement de Paris.

Il a ensuite rappelé que depuis 3 ans, la France était le pays qui avait accueilli le plus d’évènements sportifs internationaux et que cela allait continuer dans les années à venir avec les Championnats du Monde de Handball, de Lutte et de Hockey sur glace en 2017, la Ryder Cup de golf en 2018 ou encore la Coupe du Monde féminine de football en 2019.

La deuxième séquence s’intitulait : « Les grands évènements sportifs, atouts de mobilisation des territoires et de la société civile ».

Nous avons pu entendre Debra Mountford, auteure d’un rapport pour l’OCDE sur « les évènements sportifs internationaux et le développement local : la France face à l’Euro 2016 » puis Kazufumi Onishi, maire de Kumamoto. Ce dernier nous a présenté sa ville et le rôle que joue le sport dans la reconstruction de la ville après les séismes d’avril 2016 : sa ville accueillera en 2019 le Championnat du Monde de Handball féminin et la Coupe du Monde de Rugby.

Pierre-Arnaud Custody, Secrétaire Général de l’Association Volontaires 2016 lors de l’Euro, nous a ensuite présenté le processus de recrutement des volontaires et leur profil, avant de tirer un bilan très positif de cette expérience.

Patrick Braouzec, Président de Plaine Commune, a ensuite évoqué les bienfaits de la construction du Stade de France pour le développement économique de ce territoire puis Jean-François Martins, Maire adjoint aux Sports de la Ville de Paris, conclut cette après-midi en parlant des JO comme d’un moteur de transformation des territoires.

Le CROSIF y était représenté par Alain Sapience, Secrétaire Général adjoint ainsi que Louis Montané.