Communiqué de presse

Au moment où il est demandé à l’ensemble des associations sportives franciliennes de s’engager pour soutenir la candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, l’Etat baisse de 22,2% la part destinée au financement des actions de développement du sport en Île-de-France, mettant en grandes difficultés nos ligues, comités et clubs pourtant fortement pourvoyeurs de sélections olympiques et paralympiques et au-delà, de médailles.

Alors que la directive 2015 du CNDS, établie dès janvier, confirmait l’importance à conduire dans la durée tous les projets de développement des pratiques sportives associatives visant la santé, l’éducation, les progrès de tous comme les actions nécessaires à la préparation des élites sportives, l’Etat nous a imposé, et ce après la date limite de dépôt des dossiers de demande de subvention, un objectif démesuré lié à l’emploi.
Si le mouvement sportif, conscient de son rôle au sein de la société française, est tout à fait prêt à prendre sa part dans les nécessaires économies budgétaires et dans la grande cause nationale qu’est l’emploi, cela ne peut se faire que dans des proportions raisonnables. Tout emploi aidé créé s’accompagne en effet d’un complément de financement indispensable de la part de l’employeur – 60% du coût total – alors même que la proposition consiste à réduire nos ressources.

Ayant constaté l’impossibilité de trouver une issue partagée entre les différentes parties – situation inédite au sein de cette institution – la totalité des membres représentants du Mouvement Sportif siégeant à la Commission Territoriale Île-de-France du CNDS (Centre National pour le Développement du Sport), réunis en séance ce vendredi 3 juillet, ont décidé de quitter la réunion, affichant ainsi leur non-participation au vote relatif aux propositions d’attribution des subventions départementales et régionales.

Cette situation inacceptable ne peut que mettre en péril la continuité des actions du mouvement sportif, ainsi que la viabilité économique de nos structures, conduisant au risque paradoxal de mettre en danger de nombreux salariés du monde associatif.

Aussi, appelons-nous solennellement l’Etat à revoir sa position et ses propositions, et demandons que soit reconvoquée une nouvelle Commission Territoriale Île-de-France du CNDS pour les faire valider de manière consensuelle.

 

Le Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) et les huit Comités Départementaux Olympiques et Sportifs (CDOS) d’Ile-de-France