François Lucas, le président du Comité régional d’équitation d’Ile-de-France présente ses ambitions pour le Haras national des Bréviaires.

C’est désormais officiel, le Comité régional d’équitation d’Ile-de-France (CREIF) est candidat à la reprise du Haras national des Bréviaires.
Son président, François Lucas, a tenu à le faire savoir publiquement en marge d’un déplacement de Valérie Pécresse (tête de liste aux prochaines élections régionales).
Il peut déjà compter sur le soutien du président du Sénat Gérard Larcher d’après ses dires.

Maison du cheval

Le CREIF fait partie de la liste des prétendants à la reprise. Une commission doit encore être créée avant que le Conseil départemental ne livre son verdict après l’été. Pour rappel, les porteurs de projets avaient jusqu’à fin février pour déposer leurs dossiers.
Au moins deux des autres candidats seraient des investisseurs privés, selon François Lucas.
Ce dernier axe son projet sur deux grandes réalisations : «Nous allons créer un pôle régional de l’équitation, ainsi qu’une maison régionale du cheval, afin de rassembler toutes les compétences ici.»
Un large volet sera également consacré au tourisme, avec la présence de logements pouvant servir à l’accueil de classes vertes ou de randonneurs à cheval.
Le site des Bréviaires serait également un point de passage de la route équestre D’Artagnan, un projet touristique européen.
Sur ce site, pourrait être implantée une usine de méthanisation, gérée en régie, afin d’évacuer le fumier équin.
Toutes les activités de spectacle du haras seraient conservées.
«Je veux faire un outil pour les centres équestres de la région en mettant à disposition des clubs un lieu de quarantaine pour les chevaux qui partent à l’étranger», précise encore le président du CREIF, qui ne serait pas contre un coup d’accélérateur quant au choix du repreneur.
«Il est important pour nous d’avoir rapidement un statut juridique d’occupant du site pour pouvoir toucher des subventions d’investissement», explique François Lucas, inquiet que la décision ait une nouvelle fois été ajournée.
Ce dernier promet également de conserver tous les emplois et même d’en créer de nouveaux s’il se retrouve à la tête de l’institution, symbole de l’identité équestre du Sud des Yvelines.

Créer des emplois

L’emploi, l’une des principales préoccupations des salariés actuels du haras (la sellerie a par exemple cessé ses commandes, à défaut d’être fixée sur l’identité du repreneur).
Un état de latence qui préoccupe également Évelyne Ciriegi, présidente du Comité Régional Olympique et Sportif d’Ile-de-France (CROSIF), qui soutient ce projet dans la perspective d’une candidature française pour les JO de 2024.
Les Bréviaires pouvant servir de cadre aux épreuves d’équitation du pentathlon et de base arrière pour le site de Versailles.

Source « Toutes les nouvelles »