Comité Régional Olympique et Sportif d'île de France

Evelyne Ciriegi : « La visibilité du CROS Île-de-France s’est accrue »

Source Interview Alexandre Terrini

Seule candidate à sa succession et réélue avec 97 % des voix par l’Assemblée générale du CROS Île-de-France, le 24 mars dernier, à l’Insep, Evelyne Ciriegi entend inscrire son action dans la continuité de ce qu’elle a déjà entrepris : être dans la proximité pour s’adresser à tous les publics et soutenir les initiatives des ligues. Le tout dans la perspective des Jeux de Paris en 2024.

Le score de votre réélection témoigne de l’unité qui règne au sein du CROS Île-de-France …

C’est vrai même si j’ai aussi eu la chance de ne pas avoir à subir de fusion de CROS puisque la carte de l’Île-de-France n’a pas changé dans le cadre du redécoupage de la Métropole en treize grandes régions administratives. Par ailleurs, même si une seule liste était en lice, il a néanmoins fallu, si je puis dire, injecter du sang neuf et tendre vers davantage de parité. Ce qui a impliqué de faire des choix parfois difficiles au regard de l’investissement des membres de l’ancienne équipe.

Justement, comment avez-vous composé votre équipe ?

J’ai souhaité que toutes les grandes familles sportives (disciplines nautiques, sports collectifs, sports d’expression…) siègent au sein du Bureau exécutif ou du Conseil d’administration. Et ce, afin que chacun puisse avoir comme interlocuteur un élu référent. Sans compter les exigences statutaires qui stipulent que les sports olympiques soient majoritaires mais que, dans le même temps, un nombre minimum de disciplines non-olympiques soient représentées. Bref, il fallait que tout le monde s’y retrouve et ait un lien identifié avec le CROS Île-de-France. Reste que je suis évidemment très contente de ce résultat qui prouve aussi que les personnes qui me soutiennent et qui figurent sur ma liste sont bien perçues par les membres de l’Assemblée générale. A noter, enfin, que cette équipe est en grande partie composée de présidents en titre de ligues régionales, ce qui était moins le cas auparavant. Cela atteste de l’importance du CROS Île-de-France aux yeux des présidents de ligue mais aussi de leur volonté de s’appuyer sur le CROS Île-de-France lorsqu’ils sollicitent les collectivités locales, en particulier les conseils régionaux. Inversement, cela contribue à faire du CROS Île-de-France une entité qui a toute sa place dans le paysage institutionnel francilien.

Comment expliquez-vous cette confiance renouvelée à votre égard ?

La visibilité du CROS Île-de-France s’est accrue. Peut-être le fait que je sois une femme y a-t-il contribué tout comme le fait de siéger au Conseil d’administration du CNOSF (Comité national olympique et sportif français), au CNDS (Centre national pour le développent du sport) au COJO (Comité d’organisation des Jeux olympiques) et au CESER (Conseil économique, social et environnemental régional). En outre, j’ai veillé à ce que les membres de mon équipe et moi-même soyons le plus souvent possible présents sur le terrain, lors d’événements et de réunions organisés par les ligues régionales et les comités départementaux. Cette implication de chacun a été, je crois, appréciée. Enfin, les thématiques que nous avons promues, qu’il s’agisse du sport au féminin, des personnes en situation de handicap, de la pratique sportive dans les Quartiers de la politique de la ville (QPV) mais aussi en milieu rural ou encore, de la jeunesse en rapprochant les institutions fédérales et scolaires, a permis de fournir une aide réelle, tant sur le plan humain que logistique, à divers acteurs qui en avaient besoin. Le tout sans négliger le haut niveau qui reste, si je puis dire, notre cœur de métier. Et puis, il y a des détails qui ont leur importance comme le fait d’accueillir gracieusement dans nos locaux des ligues régionales pour qu’elles y organisent des manifestions ou, simplement, des réunions. Cet élan de rassemblement régulier a, à l’évidence, favorisé les échanges et, par voie de conséquence, une meilleure connaissance mutuelle. Nous avons toujours veillé à être attentifs aux besoins de développement des uns et des autres et à les accompagner, par exemple en matière de formations, de subventions etc. Le CROS Île-de-France est là comme tête de réseau pour soutenir le mouvement sportif, autrement dit, les actions mises en place par ses instances déconcentrées. On se doit être proche du terrain. C’est pourquoi je tiens beaucoup à des opérations de proximité pérennes depuis plus de vingt ans comme Sport en filles et Sport en mixte ou encore, les forums sur la santé. Le secret de la réussite est d’être à l’écoute des autres en voulant aider au bon fonctionnement du mouvements sportif.

Quels seront les grands axes de votre mandat ?

Je dirais que tout reste à faire durant les trois prochaines années, un laps de temps finalement assez court, a fortiori pour une équipe qui a été passablement renouvelée. Il s’agira d’abord de mettre en œuvre les orientations définies par le CNOSF en matière de formation et de professionnalisation, d’éducation et de citoyenneté, de politiques publiques et enfin, de santé. Deuxième axe, notre engagement dans la préparation, le déroulement et l’héritage des Jeux 2024. Le CROS Île-de-France entend concourir à la mobilisation citoyenne ainsi que des villes qui voudront s’engager selon diverses modalités ; accompagner une génération de jeunes dans la préparation de ces Jeux ; enfin, veiller à ce que les équipements construits soient un héritage au bénéfice du sport francilien en direction du plus grand nombre pour un mieux vivre en Île-de-France. Le troisième chantier est de relever les défis qui nous sont communs. Autrement dit, permettre un accès au sport pour le plus grand nombre, agir pour la féminisation du sport, favoriser l’insertion des publics en situation de handicap, aider les personnes en situation de précarité, faciliter une pratique adaptée contribuant à l’amélioration de la santé, lutter contre les incivilités, sensibiliser aux valeurs de l’olympisme, garantir un équilibre de l’implantation des équipements et des formations, inspirer et soutenir des revendications essentielles comme le statut du bénévole. Enfin, le CROS Île-de-France continuera d’être un lieu d’échanges, de services, de ressources documentaires et d’élaboration de propositions communes, utiles à l’ensemble des instances dirigeantes du territoire francilien. Par ailleurs, sa mission est d’œuvrer à la valorisation de l’investissement des bénévoles mais également de soutenir les athlètes franciliens afin qu’ils disposent des moyens nécessaires à leur progression.

2018-04-19T15:01:13+00:00

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