Le 25 juin dernier, le CROS Île-de-France assistait au lancement du livre « Kenyan and Ethiopian Athletics : towards an alternative scientific approach » à l’Université Paris Diderot (13e), en présence de son auteur Benoit Gaudin et de certains de ses contributeurs.

Une présentation succincte de l’ouvrage a été réalisé par l’auteur, avant qu’une discussion s’engage entre les différents membres de l’auditoire.

Benoit Gaudin, professeur en STAPS à l’Université de Versailles Saint-Quentin (78) et chercheur à l’URMIS (Unité de Recherche Migrations et Société), actuellement détaché à l’Université d’Addis-Abeba en Ethiopie, a eu l’idée du sujet de ce livre lors de plusieurs échanges avec ses étudiants de STAPS sur les raisons profondes de la supériorité des athlètes éthiopiens et kenyans dans les courses de fond.

La problématique qu’il s’est posé est la suivante : Comment expliquer le règne sans partage des athlètes éthiopiens et kenyans sur certaines disciplines de l’athlétisme ? L’hégémonie de ces athlètes est-elle le fruit d’un patrimoine héréditaire qui se transmet de génération en génération ?

Son premier postulat est que la réponse n’est pas génétique. Toutes les études scientifiques qu’il a pu considérer montrent que cette domination ne s’explique pas par la biologie.

Pour Benoit Gaudin, qui s’est entouré d’une trentaine de chercheurs éthiopiens à qui il donne la parole dans le livre, l’explication principale provient du domaine de la préparation mentale et de l’environnement social dans lequel les athlètes kényans et éthiopiens évoluent.

L’ouvrage est disponible (en langue anglaise) sur le site de IRD Editions.