Comité Régional Olympique et Sportif d'île de France

Trophées Club Insep Alumni : la tête et les jambes

Source Alexandre Terrini

Le Club Insep Alumni a remis ses Trophées le 22 novembre dernier, au siège du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Trophées qui récompensent des champions et entraîneurs dont le parcours est aussi exemplaire sur les stades qu’en dehors des stades.
Anciennement dénommé ‘Les Amis de l’Insep’ Le Club Insep Alumni rassemble plus de 450 adhérents pensionnaires actuels ou passés de l’INS ou de l’Insep.

La composition des membres du Club Insep Alumni lui confère une légitimité certaine. « Ce que nous voulons faire, a expliqué son Président, Stéphane Traineau, c’est valoriser le parcours des sportifs et des entraîneurs, les accompagner et les aider mais aussi transmettre les valeurs éducatives du sport, les valeurs du champion, celle du travail. En somme, tout ce que l’on est obligé d’avoir quand on veut faire du sport de haut niveau. » Pour cela, l’association décerne donc des Trophées, encouragée par le Comité Régional Olympique et Sportif Île-de-France (CROSIF), membre de l’Association et qui soutient la mise à l’honneur des pépites du sport. Ces trophées font l’objet d’une cérémonie dont la quatorzième édition avait, cette année encore, comme visée de promouvoir des acteurs du monde du sport qui allient ou ont allié avec brio carrières sportive et professionnelle.

Dans la catégorie des espoirs qui ont compris la nécessité de s’engager pleinement dans le double projet, trois athlètes ont été primées par la Fondation du Groupe ADP (Aéroports de Paris). Elles bénéficieront chacune d’une aide de 4 000 euros sur deux ans, destinée à leur permettre de mieux concilier, sur le plan matériel et logistique, les impératifs inhérents à leurs études et à leur entraînement.

Fatia Benmessahel, Koumba Larroque et Mandy François-Elie, trio d’avenir

Parmi les heureuses élues, la pugiliste Fatia Benmessahel, absente de la cérémonie pour cause de participation aux Mondiaux juniors de boxe, en Inde. Par le biais d’une vidéo, la championne d’Europe junior a raconté qu’en tant que sportive de haut niveau, elle effectue six séances hebdomadaires tout en ayant intégré, à la rentrée, une école d’ingénieurs, l’Esiee Paris. « J’ai deux passions, la boxe et les sciences. Je veux remercier la Fondation ADP de m’aider dans mon cursus pour que je puisse à la fois performer dans les études et en boxe », a insisté la sociétaire du Noble Art de Rosny. « Chez les filles, on a quelques soucis pour remplacer les deux piliers qu’étaient Estelle Mossely et Sarah Ourahmoune. On va donc miser sur les jeunes. Fatia est plutôt programmée pour les Jeux de Paris que pour ceux de Tokyo mais si elle performe d’ici là, cela nous arrangerait bien », a suggéré le Directeur technique national (DTN) de la Fédération française de boxe (FFB), Patrick Wincke.

Autre représentante des sports de combat à avoir été honorée, la lutteuse Koumba Larroque, elle aussi absente car en lice aux championnats du monde des moins de 23 ans et qui a entamé des études de kinésithérapie. Médaillée de bronze aux JO de la jeunesse 2014, championne d’Europe et du monde cadette en 2015, championne d’Europe et du monde junior en 2016,, championne d’Europe des moins de 23 ans 2017, troisième des championnats d’Europe et du monde seniors 2017, la Francilienne « n’est plus un espoir car depuis 2014, elle remporte des médailles et des titres tous les ans, a confirmé Alain Bertholom, Président de la Fédération française de lutte (FFL). On mise sur elle pour les Jeux de Tokyo mais surtout pour ceux de Paris en 2024. »

Enfin, une athlète handisport sera également épaulée par la Fondation Groupe ADP. Il s’agit de Mandy François-Elie, victime d’un AVC en 2008 alors qu’elle n’avait que dix-huit ans et qu’elle était un espoir de l’athlétisme martiniquais qui ambitionnait de marcher sur les traces de Marie-José Pérec. Après être sortie du coma et plusieurs années d’une longue rééducation, elle a remporté la médaille d’or sur 100 mètres dans la catégorie T37 aux Jeux paralympiques de Londres en 2012 avant d’en faire de même (ainsi que sur 200 mètres) aux Mondiaux de 2013 puis de se parer de l’argent sur 100 mètres aux Jeux de Rio. Elle effectue actuellement une remise à niveau en vue de décrocher son bac pro gestion administration.

« Donner un sens au dépassement de soi et à de belles trajectoires de vie »

De son côté, Avenir Mutuelle a choisi de soutenir le pentathlète Simon Casse, à raison d’une subvention annuelle de plusieurs milliers d’euros et ce, jusqu’aux Jeux de Tokyo. A 25 ans, le médaillé d’argent par équipes aux championnats d’Europe 2016 puis en relais en 2017, qui est également journaliste en herbe issu de la filière Sportcom de l’Insep, s’est donc vu remettre le Prix Avenir Mutuelle performance et reconversion.

Quant à Marc Alexandre, 8e dan de judo et médaillé d’or en -71 kg aux JO de Séoul, il a été distingué en recevant le Trophée Joseph Maigrot, lequel distingue « un entraîneur qui a su entraîner de manière différente, faire bouger les lignes de son sport et apporter une contribution différente des autres en faisant preuve d’une capacité à transmettre de manière incroyable », a rappelé Stéphane Traineau. Nul doute que celui dont il fut l’élève répond à ce portrait-robot. « Cette récompense honore ma fédération », a affirmé Marc Alexandre, aujourd’hui formateur des professeurs et des cadres techniques de la Fédération française de judo (FFJ) dont il a intégré la DTN en 1991. Et d’associer à ce prix ses anciens collègues entraîneurs nationaux et les judokas pensionnaires de l’équipe de France.

Enfin, le Trophée Micheline Ostermeyer du champion est allé à Nicolas Hénard, double champion olympique de voile sur Tornado, en 1988 puis en 1992, et à la tête de la Fédération française de voile (FFV) depuis mars dernier. Ce diplômé de HEC, par ailleurs patron d’une société dans le Nord, défend « un triple projet : diriger mon entreprise, présider la Fédération mais aussi faire en sorte que nos sportifs trouvent une utilité au travers d’un rayonnement qui soit utile pour les autres, pour le sport, pour la société et pour les jeunes. Il s’agit de donner un sens au travail que l’on fait au sein de la Fédération, au dépassement de soi et à de belles trajectoires de vie. »

2017-12-04T14:24:54+00:00

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