Source Alexandre TERRINI

Le 23 janvier, l’Institut National des Sports, de l’Expertise et de la Performance (INSEP) et le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) ont conjointement récompensé les athlètes français sacrés champions du monde (juniors et seniors) et d’Europe (seniors) en 2017. La fête, classiquement baptisée Soirée des Champions, avait lieu dans la mythique Halle Maigrot.

C’est la première fois que la Soirée des Champions était organisée par l’Insep et le CNOSF. Jusque-là, en effet, l’Insep était le seul maître de cérémonie. « Nous avons souhaité mettre nos forces ensemble au service du sport pour démontrer de nouveau ce qui a été la force de [la canditature] Paris 2024, en l’occurrence, qu’ensemble, tout est possible. En effet, si l’on a gagné, c’est bien parce que tous les acteurs ont mis leurs talents au service d’une seule cause », a insisté le Président du CNOSF, Denis Masseglia.

« Une nouvelle façon d’envisager toutes les coopérations possibles »

Pour Ghani Yalouz, Directeur général de l’INSEP, « c’est une première qui ouvre une nouvelle perspective, une nouvelle façon d’envisager toutes les coopérations possibles entre tous les acteurs pour être plus efficace et optimiser nos moyens ainsi que nos savoir-faire. Cet événement fait écho à nos ambitions olympiques et paralympiques. Il est le symbole d’un monde du sport uni pour relever le défi olympique et paralympique. Notre rôle est de fédérer et de créer un climat positif, constructif et ambitieux ; d’optimiser les ressources internes et externes et de développer une culture commune de partage, de travail et de performance. »

Et nul doute que l’INSEP sera l’épicentre du sport français lors des prochaines olympiades. Pour le Président de son Conseil d’administration, Jean-Philippe Gatien, l’institution doit s’affirmer comme « un lieu d’excellence où l’ensemble de nos forces et de nos compétences doivent être mises au service de la performance. L’INSEP doit aussi être un lieu d’échanges entre les athlètes, entre les entraîneurs et entre les entourages des athlètes pour favoriser les rencontres, le dialogue et les débats d’idées entre passionnés de l’excellence mais également la créativité des athlètes et des entraîneurs. En outre, la flexibilité doit être de mise car il est important de pouvoir s’adapter à de nouvelles situations, de comprendre l’athlète et de l’écouter. »

« Faire en sorte que le sport soit au cœur du projet de société »

Plus largement, les Jeux de 2024 auront aussi, pour ne pas dire avant tout, une dimension sociétale, a redit Denis Masseglia : « Si l’on a voulu les Jeux si intensément, c’est parce que l’on sait que c’est un formidable accélérateur pour faire en sorte que demain, le sport soit au cœur du projet de société auquel on aspire. Une formidable prise de conscience va pouvoir s’opérer à partir du moment où les Jeux entraîneront une réflexion d’ensemble de tous les décideurs. Ce qui nous permettra d’accélérer tout ce que l’on peut faire en matière d’éducation, de lien social, d’intégration… L’enjeu des Jeux, c’est d’être performant sur le plan sportif et de faire en sorte que tout ce que le sport peut apporter à la société française soit mieux reconnu et mieux implanté dans un contexte de durabilité. »

« Grâce à l’obtention des Jeux, la société française est en train de changer de regard sur le sport, a confirmé la ministre des Sports, Laura Flessel. Ce qui était considéré comme la cinquième roue du carrosse des politiques publiques » ne l’est plus. En somme, « les choses bougent. Notre pays s’est mis en mouvement et le sport prend toute sa place dans cette dynamique générale. » C’est pourquoi la ministre entend « créer un écosystème favorable à la performance, irriguer le territoire de sport et donner envie aux gamins de se jeter dans l’aventure ». Des objectifs à la réalisation desquels concourt précisément le CROS Île-de-France.

Les champions 2017 présents et récompensés

Champions du monde seniors :

Clarisse Agbegnenou (judo)
Yannick Borel (Escrime)
Lucas Créange (sport adapté tennis de table)
Hugo Didier (para natation)
Yohann Diniz (marche athlétique)
Ronan Gustin (escrime)
Alexis Hanquinquant (para triathlon)
Daniel Jerent (escrime)
Jean-Michel Lucenay (escrime)
Lucas Mazur (para badminton)
Daniel Narcisse (handball)
Kalidiatou Niakate (handball)
Thierry Omeyer (handball)
Sofiane Oumiha (boxe)
Maxime Thomas (para tennis de table)

Champions d’europe seniors :

Lucie Anastassiou (tir)
Benjamin Auffret (plongeon)
Yannick Borel (escrime)
Jérémy Cadot (escrime)
Alexandre Delarque (handi tennis de table)
Coline Devillard (gymnastique artistique)
Benjamin Edelin (piste)
Laurence Epée (escrime)
Alexis Hanquinquant (para triathlon)
Quentin Lafargue (piste)
Florian Larivière (sport adapté athlétisme)
Enzo Lefort (escrime)
Erwan Le Pechoux (escrime)
Auriane Mallo (escrime)
Julien Mertine (escrime)
Lauren Rembi (escrime)
Nicolas Savant-Aira (handi tennis de table)
Coraline Vitalis (escrime)

Champions du monde juniors :

Aliya Bayram (escrime)
Clément Bourgue (tir)
Mathilde Gros (piste)
Ryan Helal (piste)
Camille Nabeth (escrime)
Océane Tahe (escrime)
Diane Von Kerssenbrock (escrime)