Du 12 au 18 Septembre nous avons assisté aux jeux paralympiques de Rio, en tant que dirigeants mais en alternant également sport et tourisme.

Rio est une ville étonnante autant que contrastée, nous l’avons bien aimée, l’on côtoie une diversité folle, sa baie est splendide et sûrement la plus belle au monde. C’est une cité immense, aussi grande que l’Ile de France avec une forêt urbaine, là encore la plus étendue au monde. Deux points incontournables de visites, le « Corcovado » et son Christ géant rédempteur qui domine la ville, par lequel on accède par un petit train d’un autre temps sur des pentes plus que raides, et son « Pain de sucre », autre point culminant de la ville où la vue reste tout autant féérique. Deux autres endroits à découvrir, entre autres, le jardin botanique, véritable paradis de verdure et de variétés tropicales et le « Montmartre » de Rio, le quartier de Santa Teresa avec son escalier tout en céramique, œuvre étonnante d’un artiste chilien Jorge Selaron. Il existe bien sûr d’autres endroits avec des avenues et places superbes, mais aussi ce pont à poutres impressionnant de 13 km qui relie Rio de Janeiro à la ville de Niteroi, en franchissant la baie de Guanabara.

Par contre les plages mythiques, ou plutôt le front de mer, de « Copacabana » et « d’Ipanema » sont assez surfaits, peu de jolies brésiliennes relookées et refaites comme on s’attend à en croiser à la pelle mais par contre énormément de jeunes filles pré-obèses, résultat d’une consommation accrue de sodas en tous genres et de burgers bien gras qui ne favorisent pas les allures de top modèles auxquelles on pouvait s’attendre. Pas mieux non plus chez les mecs dénudés qui arpentent les promenades pensant avoir une plastique de super athlètes. Ceci étant, les gens sont généralement charmants et souriants, toujours prêts à rendre service.

Mais à Rio, comme dans toute grande ville, il faut rester prudent et vigilent même si la sécurité fut sensiblement renforcée et le sentiment d’insécurité peu présent, excepté bien sûr dans certains quartiers ou favelas, bien qu’il en existe des « touristiques », voire « branchées ».

Coté jeux, organisation presque parfaite. Parmi les bémols une signalétique des lieux de compétitions quasi inexistante. Rio est une mégapole dont les distances sont énormes. Beaucoup d’épreuves étaient regroupées sur le parc olympique dans un quartier réhabilité et modernisé pour cela, Rio Centro, mais bien d’autres étaient excentrées à des dizaines de kilomètres les unes des autres et un point noir majeur,  les transports, notamment routiers. Notre hôtel était situé face à la plage de Copacabana mais à 40 km du parc olympique et notre temps de trajet, soit en transport en commun, soit en taxi n’était jamais inférieur à 1 h 30 par parcours, tant à l’aller qu’au retour.

Les résultats de la délégation française ont été plutôt une bonne surprise, surtout grâce à la dernière journée des jeux avec l’obtention de 3 médailles d’or nous faisant faire un bon de la 21ème à la 12ème place, puisqu’il n’y a que les médailles d’or qui déterminent le classement des nations. Par contre au nombre total, argent et bronze, nous fumes bien en deçà des jeux de Londres. Au total la délégation française a remporté 28 médailles, réparties en 9 or, 5 argent et 14 de bronze.

Point très positif, la médiatisation de France Télévisions et ça nous a fait drôle de nous retrouver le soir au Club France en compagnie des journalistes vedettes de Stade 2.

Cérémonies d’ouverture et de clôture quelque peu rognées du fait de finances précaires dans le mythique stade du Maracana avec son lot d’émotions. Belle rincée lors de la clôture avec un orage tonitruant et des précipitations dignes d’une mousson asiatique.

Profitant de notre séjour brésilien, nous avions prévu de poursuivre notre séjour dans le nord argentin, sur ses hauts plateaux, les hautes Andes, ses lacs salés à près de 4.000 mètres, des paysages époustouflants et grandioses, des populations « incas » adorables et touchantes qui te font découvrir ce qu’est le véritable humanisme. Nous avons foulé et poursuivi également sur la Cordillière des Andes, aux confins de la Bolivie et du Chili. Surprise : la découverte de vignes et une production de vins très corrects qui culminent à près de 2.000 mètres car l’Argentine est également un pays phare dans les vins du nouveau monde.

Nous avons adoré, la capitale, Buenos Aires, ville aérée et à plusieurs influences. Ensuite ce furent les chutes d’Iguazu, à cheval sur les frontières du Brésil, de l’Argentine et du Paraguay, autre moment fort de notre voyage. Nous savions que nous serions surpris, malgré les reportages et photos vus précédemment, mais là encore le spectacle a dépassé ce que nous imaginions. Les adjectifs nous manquent. Et pour clore notre mois d’escapade, petit séjour de détente et de repos en Uruguay, petit pays très européanisé mais sans grande surprise. La capitale, Montevideo, n’a rien d’exceptionnel.

Bon d’accord, ces pays là en fauteuil, notamment les chutes c’est quelque peu « rock and roll », mais un entraînement poussé de remise en forme avant le départ a permis d’avaler pas mal d’écueils de terrains.

Super séjour et super souvenirs. Pas belle la vie ???

 

 

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