Le mardi 22 septembre, le stade Roland-Garros a accueilli un temps fort consacré aux vulnérabilités et aux violences sexistes et sexuelles (VSS) dans le sport. Organisé à l’initiative de la Fédération Française de Tennis (FFT), ce colloque a réuni de nombreux acteurs du mouvement sportif, des institutions, du monde associatif et de la recherche autour d’un enjeu devenu incontournable : mieux prévenir, mieux protéger et mieux accompagner comme indiqué par le Président de la FFT, Gilles Moretton en ouverture.
Le Sport Français et francilien poursuit sa mobilisation.
Cette rencontre a notamment permis d’élargir la réflexion autour de situations de vulnérabilité encore trop souvent invisibilisées. Les échanges ont porté sur les violences sexuelles entre mineurs dans le sport ainsi que sur les situations spécifiques auxquelles peuvent être confrontées les personnes en situation de handicap. Au-delà du constat, les différentes interventions ont souligné l’importance d’une approche globale. Prévenir les violences suppose de mieux identifier les situations à risque, de former les encadrants et les dirigeants, de favoriser la libération de la parole, mais également de proposer des réponses adaptées aux victimes comme aux personnes impliquées dans des situations complexes.
Une mobilisation qui concerne l’ensemble du mouvement sportif
La diversité des participants réunis à Roland-Garros illustre une réalité essentielle : la lutte contre les violences dans le sport ne peut être portée par un seul acteur. Fédérations, ligues, comités, clubs, collectivités, institutions, associations spécialisées et professionnels de l’accompagnement ont chacun un rôle à jouer. C’est cette mobilisation collective, au plus près des territoires et des pratiquants, qui permet de faire évoluer durablement les pratiques comme l’a rappelé Amélie Oudéa Castera, Présidente du CNOSF lors de son intervention.

@CROS Île-de-France

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En Île-de-France, cette dynamique trouve un écho particulier. Le CROS Île-de-France, tête de réseau du mouvement sportif francilien fait de la prévention et de la lutte contre toutes les formes de violences un axe important de son action. Cette mobilisation n’est pas nouvelle. Dès 2021, le CROS Île-de-France a structuré une commission dédiée à la lutte contre les violences, avec la volonté de renforcer l’information, la prévention et la formation au sein du mouvement sportif. Cette démarche s’inscrit dans une volonté claire et portée par la Présidente du CROS Ile-de-France, Evelyne Ciriegi qui rappelle qu’il ne faut « laisser aucune victime seule et donner à chacun les moyens d’agir face aux violences. La commission travaille ainsi autour de plusieurs leviers : accompagnement, partage d’informations et de bonnes pratiques, sensibilisation, création d’outils pédagogiques et formation des acteurs du sport ».
Prévenir, sensibiliser et donner les moyens d’agir et faire réseau pour mieux protéger, notamment les publics les plus fragilisés et éloignés comme évoqué par Marie Amélie Lefur, Présidente du CPSF. En réunissant des expertises et des expériences différentes, le rendez-vous de Roland-Garros a également mis en lumière la nécessité de décloisonner les approches et de renforcer les coopérations. Cette logique de réseau est au cœur de l’action du CROS Île-de-France. En lien avec les ligues, comités, CDOS et acteurs du territoire, le Comité régional entend poursuivre son rôle de centre ressource et d’accompagnement du mouvement sportif francilien sur ces questions.
La mobilisation contre les violences dans le sport est ainsi l’affaire de toutes et tous.
Le colloque est à retrouver en libre accès ici : https://www.youtube.com/watch?v=GhMIv5bHc8g

