Le mercredi 15 avril dernier, la Région Île-de-France a accueilli, à la Maison de la Chimie à Paris, un colloque consacré à la Génération Z, à l’initiative de Valérie Pécresse. Intitulé « Génération Z, comment lui donner (vraiment) sa place ? », cet événement a réuni de nombreux intervenants autour d’un objectif commun : mieux comprendre les attentes de la jeunesse et proposer des solutions concrètes pour répondre à ses défis quotidiens.
Organisée en soirée, cette rencontre a permis d’aborder de manière transversale les grandes préoccupations des jeunes aujourd’hui : accès au logement, formation, insertion professionnelle, santé, engagement ou encore conditions de vie. Les échanges ont mis en évidence une génération lucide, en quête de stabilité mais aussi de reconnaissance et d’écoute, dans un contexte économique et social souvent perçu comme incertain.

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Point fort de ce colloque : la restitution de « 21 propositions pour la jeunesse », élaborées à l’issue des discussions. Celles-ci s’articulent autour de plusieurs axes structurants. En matière de logement, des mesures ambitieuses ont été avancées, comme la défiscalisation des loyers pour les jeunes, la transformation de bâtiments existants en logements étudiants ou encore l’exonération de taxes pour un premier achat immobilier. L’objectif affiché est clair : lever les freins à l’autonomie résidentielle, souvent déterminante dans les parcours de vie.
Sur le volet de la formation et de l’emploi, les propositions insistent sur un meilleur accompagnement des jeunes, notamment via une évolution de Parcoursup vers davantage de conseil personnalisé, la création d’une banque nationale dédiée au financement des études, ou encore la mise en place d’un « Revenu Jeune Actif » pour les secteurs en tension. L’insertion professionnelle est également abordée sous l’angle du pouvoir d’achat, avec des pistes visant à augmenter les revenus nets des jeunes travailleurs et à faciliter leur mobilité.
Les conditions de vie et l’équilibre personnel occupent également une place importante dans ces réflexions. Accès renforcé à la santé, notamment mentale, tarifs culturels accessibles, soutien à la parentalité : autant de leviers identifiés pour améliorer concrètement le quotidien des jeunes. Enfin, l’engagement constitue un axe central, avec des propositions visant à valoriser le bénévolat et à encourager la participation des jeunes à la vie associative et politique.
Pour le CROS Île-de-France, tête de réseau du mouvement sportif francilien, ces travaux résonnent fortement. Le sport constitue en effet un espace privilégié d’engagement, d’insertion et de bien-être pour les jeunes. Les propositions liées à la valorisation du bénévolat, à l’accès à la pratique ou encore à la reconnaissance de l’engagement associatif font écho aux enjeux quotidiens des clubs et des structures sportives.
Ce colloque souligne ainsi la nécessité d’adapter les pratiques et les modèles pour mieux intégrer les attentes de la Génération Z. Plus qu’un simple diagnostic, il ouvre des perspectives d’action concrètes pour l’ensemble des acteurs du territoire, dont le mouvement sportif, appelé à jouer un rôle clé dans l’accompagnement et l’épanouissement des jeunes Franciliens.
