Source INJEP

Une nouvelle enquête de l’INJEP pointe l’importance des pratiques sportives parmi les collégiens. Toutefois les disparités sociales et le sexe font varier fortement la fréquence, le cadre et la diversité de ces pratiques sportives.

Le sport est massivement pratiqué par les collégiens, mais il est marqué par les disparités sociales et sexuelles. C’est ce que révèle l’INJEP dans les pages de l’édition 2020 de France, portrait social publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). L’enquête a été menée conjointement par l’INJEP et la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), entre avril et août 2020, auprès de 14 632 élèves. Ils ont été interrogés sur leurs activités dans quatre domaines : le sport, l’engagement associatif, les vacances et le travail scolaire à la maison.

83 % des collégiens pratiquent une activité sportive

À 13 ou 14 ans, les collégiens accordent une grande place au sport dans leurs loisirs : 83 % d’entre eux pratiquent une activité sportive au moins une fois par semaine et près des deux tiers sont inscrits à une association ou un club sportifs. Ils s’intéressent aussi beaucoup au sport : plus de sept collégiens sur dix suivent l’actualité sportive et six sur dix supportent une équipe ou un sportif.

La force du capital scolaire et des revenus

Toutefois, plus la famille bénéficie d’un capital scolaire et de revenus élevés, plus la pratique sportive de l’élève est fréquente et encadrée. Ces disparités sociales résultent principalement des différences de rapport au sport des parents et des modalités des vacances d’été. D’une part, plus les parents sont sportifs et plus l’enfant a une pratique soutenue et encadrée. D’autre part, plus les élèves partent longtemps en vacances d’été et plus ils ont l’occasion de pratiquer de nouvelles disciplines sportives, ce qui diversifie et renforce leur intérêt pour le sport pendant leurs loisirs.

Les meilleurs élèves ont une pratique sportive plus soutenue ; en particulier, ils sont plus souvent licenciés et participent davantage aux compétitions officielles. En revanche, ils se distinguent peu des autres élèves sur le suivi de l’actualité sportive et sont moins nombreux à soutenir une équipe ou un sportif.

Le poids du genre

Les collégiennes ont une appétence plus mesurée pour le sport que les garçons. Elles le pratiquent moins fréquemment. Quand elles sont sportives, elles sont moins souvent inscrites à un club ou licenciées et elles participent moins à des compétitions officielles.

Découvrez l’étude ici