Et si le sport était l’un des derniers espaces où l’on apprend encore à vivre ensemble ?
Le 21 septembre, à l’occasion de la Journée internationale de la Paix des Nations Unies, le Comité Français du Fair-Play organisait au CNOSF le forum « Sport, Paix, République », autour d’une conviction forte : « Jouer ensemble, bâtir la paix ».
Dans un contexte marqué par les tensions, les divisions et les conflits, cette journée a permis de rappeler une évidence parfois oubliée : le sport ne se résume pas à une performance ou à un résultat. Il rassemble, il éduque, il crée du lien et peut devenir un véritable langage commun.

@CNOSF

@CNOSF
Jouer ensemble pour apprendre à vivre ensemble
Sur un terrain de sport, les différences s’effacent. On apprend à respecter des règles communes, à accepter la décision d’un arbitre, à coopérer avec ses coéquipiers, à respecter son adversaire et parfois même à reconnaître sa défaite.
C’est cette dimension profondément citoyenne du sport qui a été au cœur des échanges de cette journée, et qui anime la délégation sport, éducation et citoyenneté du CROS Île-de-France avec le Vice Président Alain Sapience.
Les différentes tables rondes du colloque ont permis de réfléchir au rôle que peut jouer le sport dans la construction républicaine, l’éducation des jeunes, la prévention des conflits et la lutte contre les discriminations et l’exclusion.
- La première table ronde, consacrée au sport comme école de citoyenneté et de respect, a notamment rappelé la capacité du sport à transmettre des valeurs essentielles : respect des règles, fair-play, solidarité et responsabilité. Mais elle a également souligné la nécessité de lutter contre les dérives qui peuvent toucher le monde sportif, telles que les violences, les discriminations ou encore la tricherie.
Le sport comme espace de dialogue et de cohésion
Dans les territoires confrontés aux fractures sociales, le sport peut également jouer un rôle déterminant. Il permet de créer des rencontres là où les différences peuvent parfois séparer, de redonner une place à chacun et de lutter contre l’exclusion. Il peut également contribuer à prévenir certaines formes de radicalisation en offrant aux jeunes un cadre collectif, des repères et un sentiment d’appartenance.
- La deuxième table ronde, consacrée à l’esprit sportif face aux défis de la République, a ainsi mis en avant la nécessité de porter une politique publique ambitieuse en faveur d’un sport républicain, inclusif et accessible à toutes et tous.
- La troisième table ronde, consacrée au sport comme vecteur de paix en Europe et dans le monde, a ainsi exploré la capacité du sport à favoriser la cohésion sociale, à désamorcer certaines tensions entre communautés et à contribuer au dialogue entre les nations.
Les échanges ont également souligné l’importance de porter ces enjeux au niveau européen et international.
Cette réflexion fait directement écho à l’action menée tout au long de l’année par le CROS Île-de-France, qui œuvre pour faire du sport un véritable outil d’éducation, de citoyenneté, d’inclusion et de cohésion sociale.À travers ses actions de terrain, ses formations, ses événements et son accompagnement du mouvement sportif francilien, le CROS défend une pratique sportive qui dépasse la seule dimension compétitive : un sport accessible, respectueux, inclusif et porteur de valeurs.
La Présidente du CROS Île-de-France, Evelyne Ciriegi, était présente à ce forum aux côtés des nombreux acteurs réunis au CNOSF. Sa présence témoigne de l’importance accordée par le CROS à ces sujets et de sa volonté de contribuer aux réflexions collectives autour de la place du sport dans notre société.
Car au fond, le message porté par cette journée est peut-être aussi simple que puissant : avant d’apprendre à gagner ensemble, le sport nous apprend à jouer ensemble.
Et dans une société qui a plus que jamais besoin de dialogue, de respect et de fraternité, jouer ensemble, c’est déjà une manière de bâtir la paix.

@CROS Île-de-France
