Le Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF) a lancé, en octobre, la plateforme digitale baptisée « Trouve ton parasport », un dispositif destiné à encourager la pratique et qui prend tous son sens à 999 jours des Jeux Paralympiques de Paris 2024. Dont l’un des héritages est de faire de la France une nation sportive.

Un constat de carence

« À ce jour, l’accès à une activité sportive est complexe pour les personnes en situation de handicap. (…) La pluralité de l’offre de pratique sportive pour les personnes en situation de handicap est encore méconnue », explique Marie-Amélie Le Fur, Présidente du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF) qui, pour pallier ces carences, a déployé la plateforme Trouve ton parasport. Par ailleurs celle-ci, précise Marie-Amélie Le Fur, « n’a pas vocation à résoudre toutes les problématiques d’accès à la pratique mais plutôt de permettre à nos publics de découvrir un champ des possibles. Chacun, en fonction de ses appétences et capacités, peut et doit trouver un sport qui lui correspond, avec comme objectif le loisir ou la compétition. »

Un choix à la carte

Trouve ton parasport est donc dédié aux personnes en situation de handicap désireuses de se livrer à une activité physique à des fins de loisir ou de compétition. Il propose des disciplines qui correspondent le mieux à la personne, au regard de différents indicateurs (les envies, le handicap, les contre-indications etc.). Il permet en outre de trouver des structures susceptibles de l’accueillir en renvoyant aux annuaires des clubs fédéraux ou au Handiguide des Sports édité par le Ministère chargé des Sports. L’objectif est aussi « d’assurer une continuité et la mise en relation avec les fédérations qui orienteront vers des clubs en adéquation avec les volontés du sportif », résume Marie-Amélie Le Fur.

Le mode d’emploi

Pour trouver son bonheur lorsque l’on se connecte sur le site , il suffit de se laisser guider. Au fil des pages, on doit répondre aux questions, sélectionner et remplir des items :

  • As-tu une idée de l’activité que tu souhaites pratiquer ?
  • Prénom et âge.
  • Je me déplace / et ou je veux pratiquer debout ou en fauteuil / assis.
  • Mon handicap : je suis déficient visuel, auditif, intellectuel ; je suis de petite taille ; j’ai une atteinte des membres supérieurs / inférieurs / des deux.
  • Je souhaite pratiquer en loisir, en compétition, peu importe.
  • Je souhaite faire un sport collectif, individuel, peu importe.
  • Je souhaite éviter : chocs, chutes et plongeons ; efforts violents ; travail de musculation ; activités aquatiques nautiques.
  • Trois grandes qualités physiques recherchées ou possédées : force, vitesse, souplesse, endurance, équilibre, adresse, aucune.
  • Mes trois grandes motivations : me sentir bien,  me remettre au sport, me dépasser, me mesurer aux autres, gagner en autonomie, rencontrer des gens, performer , perdre du poids et être en contact avec la nature.
©CPSF

À la fin de la démarche, le site formule des propositions de discipline par ordre préférentiel. Pour chacune d’elles, il est possible de consulter une fiche de présentation téléchargeable, la plate-forme rappelant les qualités auxquelles elle fait prioritairement appel et les publics auxquels elle s’adresse.

Enfin, il est possible de trouver un club près de chez soi où s’y adonner et ce, via des liens qui renvoient à la Fédération Française Handisport, à la Fédération Sportive et Culturelle du Sport, à la Fédération Française du Sport pour Tous, à la fédération de la discipline en question et enfin, à l’Handiguide des Sports

Par ailleurs, il est possible d’obtenir des informations complémentaires dans un encart dédié.

Le CROS Île-de-France pas en reste

Le CROS Île-de-France, fidèle au mot d’ordre qui dicte son action, à savoir, promouvoir le sport pour toutes et tous à tous les âges de la vie, a notamment lancé, en 2020, en collaboration avec le Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), une action dédiée, baptisée Sport en’Semble. Il s’agit du dernier-né des déclinaisons Sport En sur la base d’un concept qui se veut égalitaire et inclusif. Il s’adresse à un public composé à 50 % de valides et à 50 % de personnes en situation de handicap (moteur, visuel, auditif, psychique ou mental) prises en charge par des structures spécialisées (ITEP, IEM, IME…). Tout au long de trois journées, 300 adolescents ont donc vocation à partager ensemble l’activité sportive en s’adonnant à plusieurs disciplines sous la conduite d’animateurs formés pour cela. Il s’agit de les sensibiliser et, mieux, de les familiariser au handicap en les associant et en les faisant participer simultanément à un même événement.

Alexandre Terrini